La Commission nationale a commencé le recensement général des votes

Présidentielle 2018. La Commission nationale a commencé le recensement général des votes

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Présidée par Emile Essombe, l’instance qui ouvre ses travaux dès aujourd’hui à Yaoundé a cinq jours pour rendre sa copie au Conseil constitutionnel lit-on dans les colonnes du quotidien Mutations.


« La Commission nationale de recensementgénéral des votes (Cnrgv) dresse le procès-verbal de toutes ses opérations. Ce procès-verbal, établi en autant d’exemplaires que de membres est signé du président et des membresprésents. Un exemplaire est transmis dans un délai de cinq (05) jours au Conseilconstitutionnel, accompagné des piècesannexes ». Ce rôle défini par l’article 69 (4) du Code électoral, l’instance présidée par Emile Essombe va l’assumer dès ce jour 09 octobre et ce, jusqu’au 13 octobre prochain au plus tard. Prévus dès 12h au Palais des congrès de Yaoundé, les travaux de ladite instance consisteront à procéder « au décompte généraldes votes, au vu des procès-verbaux et des piècesannexes transmis par les commissions départementales de supervision », à redresser « les erreurs matérielles éventuelles de décompte des votes ». Tout ceci, publiquementtel que le prévu dans les alinéas 1, 2 et 3 de l’article cité supra.

Le communiqué rendu public hier 08 octobre par le président de la Cnrgv, invite par ailleurs les membres de l’instance à la « cérémonied’ouverture et de démarrage des travaux ». La Commission Essombe est composée  de « deux(02) magistrats de l’ordre judiciaire désignéspar le premier président de la Cour suprême ; cinq (05) représentants de l’Administration, désignés par le ministre chargé de l’Administration territoriale ; cinq (05) représentants de Elections Cameroon (Elecam, Ndlr) désignés par le directeur général des élections ; un (01) représentant de chaquecandidat ou parti politique en compétitiondésigné par le candidat ou le parti politique », d’après l’article 68, alinéa 1 de la loi électorale.

Ce travail étant effectué, la Cnrgv rendra sacopie cinq jours plus tard au Conseilconstitutionnel. Lequel siègera dans le cadre du contentieux post-électoral pour veiller à « la régularité de l’élection présidentielle » et statuersur « toute requête en annulation totale oupartielle des opérations électorales introduitepar tout candidat, tout parti politique ayant prispart à l’élection » (article 132 (1) et (2). En rappel, toute requête doit « parvenir au Conseilconstitutionnel dans un délai maximum de soixante-douze (72) heures à compter de la date de clôture du scrutin ». Soit au plus tard demain, mercredi 10 octobre. A charge à l’instanceprésidée par Clément Atangana, de l’examiner etde rendre publiques ses décisions par la suite. A ce propos, le Code électoral, en son article 136, dispose qu’elles (décisions) ne sont « susceptibles d’aucun (autre) recours ».
 

Jean-Christophe Ongagna

Société