Humour. L'humour nouvelle version avec Basseek Fils Miséricorde

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L’artiste camerounais en sélection officielle au MASA veut ouvrir une autre page de son art lit-on dans les colonnes de CT.



Dans la foule de spectateurs dédiés à Adama Dahico dimanche dernier, Basseek Fils Miséricorde a répondu présent. « Je le connais depuis 2013. Nous avons joué un peu partout en Afrique, et ce MASA nous offre une nouvelle chance de remonter sur scène ensemble. J’ai beaucoup d’admiration pour lui.

Même si nous avons deux styles différents, il a une telle spontanéité et une fertilité en termes d’idées », reconnaît l’humoriste camerounais.

Dans les artères du palais de la culture d’Abidjan, Basseek Fils Miséricorde fait les cent pas en attendant son heure. Mercredi et jeudi prochains, ce sera à son tour d’attirer le public, avec « Fausses vérités », sélectionné dans le « in » du MASA 2018. Ce spectacle, il a commencé à l’écrire après l’obtention de son prix RFI Talents du rire en 2015. Il tourne autour des « vérités » de la politique, du social, entre autres préoccupations. «

Nous avons grandi formatés par un certain type d’éducation. Alors dans ce spectacle, je joue beaucoup avec l’alphabet français, je m’amuse avec la géographie, l’histoire », souligne celui qui avoue faire de l’art pour le progrès, un humour éducatif.

Il a fallu plusieurs années à Basseek Fils pour faire accepter son style décalé. « Le type d’humour que je fais n’a pas encore pignon sur rue en Afrique. Certains se demandent même si je fais de l’humour ou du théâtre », dit-il. Mais il tient à pratiquer l’humour autrement que ces blagues de deuil, de funérailles, de mariage racontées le temps d’un show.

Pour lui, l’humour, c’est aussi des textes écrits avec logique et esthétique. « Cette forme d’humour universel m’a été enseignée par Essindi Mindja, et est l’apanage d’humoristes célèbres comme Dieudonné Mballa, Gad Elmaleh ou encore Anne Roumanoff », ajoute-t-il.

Ce n’est pas son premier MASA. En 2014, il était déjà là, mais il garde des souvenirs mitigés. « J’ai joué ma première représentation devant trois personnes. C’état dommage », regrette l’humoriste. Cette fois, dans l’objectif de vendre « Fausses vérités » à des diffuseurs, il est programmé au palais de la culture, centre des activités et donc gage de spectateurs.

Pour mettre toutes les chances de son côté, il a fait imprimer une cinquantaine d’affiches, pour inonder le site et s’attirer des acheteurs.


Monica NKODO

Culture

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