Législatives et Municipales 2020. Les établissements financiers refusent de financer les campagnes électorales

cameroun24.net Le 29 janvier 4959 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Ils sont plus regardants sur leurs clients, et l’actualité politique les a rendus plutôt frileux relate Intégration.


Conviés par Elections Cameroon (Elecam) le 23 janvier dernier à Yaoundé, plusieurs responsables de partis politiques ont bruyamment émis le vœu de voir la question du financement de la campagne électorale étudiée dans tous ses aspects. À défaut d’avoir obtenu une suite favorable séance tenante, ils sont allés au 5e étage de l’immeuble siège d’Elecam, «pour une causerie à huis clos», selon une indication du protocole. L’«appel» a eu le don de calmer des esprits qui, quelques minutes auparavant, avaient construit des paroles brutales, émouvantes, spontanées ou calculées, maladroites ou faisant mouche…

À les écouter, certains partis politiques disent avoir essuyé des refus de crédits bancaires pour financer leur campagne électorale cette année. D’autres se retrouvent à bricoler une campagne avec des bouts de ficelle ou à compter sur leurs membres en lançant des appels de fonds. Tout à côté, Anicet Ekane utilise même ces difficultés comme argument politique, en dénonçant un «problème démocratique»: «Tous les partis d’opposition au gouvernement sont asphyxiés par les banques! Le problème est surtout d’avoir de l’argent disponible immédiatement. Des gens ont du capital, mais une campagne nécessite une certaine réactivité financière que seuls l’État ou une banque peuvent permettre», explique le président du Manidem (Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie). L’homme politique en profite pour pointer «un véritable problème de démocratie qui se fait au détriment des petites et moyennes formations».

«Nid à problèmes»
Du côté des établissements financiers, Moïse Kermtchoua lâche la sentence: «Nous ne prêtons plus aux partis politiques». À la vérité, le fondé de pouvoir d’une microfinance basé à Yaoundé voit les crédits octroyés aux politiciens pour financer leur campagne électorale comme «un nid à problèmes», en dépit de la perspective de remboursement par l’État des fonds dépensés.
Ailleurs, dans une autre microfinance de la capitale, Mardochée Alima, le chef d’agence, répond que son employeur ne fait pas la politique, qu’il se base uniquement sur l’analyse du risque pour l’octroi de crédits.

Sauf que, à gratter un peu, l’on découvre une autre réalité. «Pour le double scrutin du 9 février 2020, les partis politiques et leurs candidats nous ont démarchés et continuent de le faire pour financer leur campagne. Après tout, les banques prêtent aux candidats crédibles, et nous déménageons de nos guichets tout postulant fantaisiste ou à l’aura politique non avérée. Et puis, on ne sait pas ce que les lendemains électoraux nous réservent», note Danielle Ngano, fondée de pouvoir dans un établissement financier à Yaoundé. En clair, les matelas de sécurité sont considérablement épais. Aux politiciens de présenter un meilleur profil.

Ongoung Zong Bella

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