Hamad Kalkaba Malboum: «J’accueille la décision avec soulagement »

Afrique. Hamad Kalkaba Malboum: «J’accueille la décision avec soulagement »

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Hamad Kalkaba Malboum, président du Comité national olympique et sportif du Cameroun.


Comités olympiques d’Afrique: la commission d’éthique se réunit bientôt

Le 6 mai 2018, le Comité exécutif de l’Association des comités olympiques d’Afrique (ACNOA) suspendait Hamad Kalkaba Malboum. Une suspension survenue à quelques jours de l’élection du président de l’ACNOA. Or, le Camerounais, candidat à ce poste se retrouvait ainsi disqualifié. Considérant qu’il subissait une injustice, le président du Comité national olympique et sportif du Cameroun (CNOSC) a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS). La sentence est tombée le 25 mai dernier. La décision de l’ACNOA est annulée, ainsi que les sanctions prises contre lui. Une nouvelle élection au poste de Président de l’ACNOA est à reprogrammer. En outre, la correspondance du 1er vice-président de l’ACNOA, Mustapha Berraf informe que la commission d’éthique est habilitée à réexaminer les faits reprochés aux uns et aux autres dans le strict respect des règles te dispositions légales.
 
Priscille G. MOADOUGOU ATANGANA



«J’accueille la décision avec soulagement »

 Hamad Kalkaba Malboum, président du Comité national olympique et sportif du Cameroun.

Comment avez-vous réagi à la sentence du Tribunal arbitral du Sport (TAS), relative à l’annulation de la décision du Comité exécutif de l’ACNOA vous suspendant ?

J’accueille la décision avec humilité et soulagement, parce que ce que j’ai vécu ne reflète pas ma vie consacrée au sport comme pratiquant et comme dirigeant.  Je n’ai jamais cherché à tricher. J’ai d’ailleurs été candidat à deux reprises à la tête de l’ACNOA, sans succès. Et subitement, on me définit comme une personne corrompue. Tous les efforts consentis pour adhérer aux valeurs d’intégrité, tout cela a été violemment remis en cause. Et ça m’avait beaucoup affecté. Mon soulagement vient de ce que le président de la République, Paul Biya, qui m’a autorisé à participer à cette élection, est demeuré constant dans son soutien. Quelques fois dans la vie, on est confronté à des actes d’antijeu. Toutefois, il faut avancer.

Il y a un an, vous étiez suspendu par l’ACNOA. Comment avez-vous vécu cette situation pendant tout ce temps?

Au moment où je suis éliminé de la course à la présidence de l’ACNOA, j’avais conscience que je vivais une injustice. Je n’avais pas posé les actes qui m’étaient reprochés. J’ai reçu à plusieurs reprises des candidats aux postes électifs, qui sollicitaient mon soutien. Parfois, c’était les ambassadeurs de leurs pays respectifs. Je ne voyais pas en quoi le fait que mon pays me soutienne devienne un problème. Je ne voulais pas accepter cela. J’ai vécu cela très mal. Je souhaite que la génération à venir soit plus patriote. On peut surmonter l’adversité. Et quand on y arrive, on pardonne, on fait preuve de réconciliation. Je suis dans cet état d’esprit.

Qu’est-ce qui va se passer pour la suite ?

C’est trop tôt pour dire ce que je vais faire. Je dois d’abord intégrer ce qui m’arrive en ce moment en bien. Je dois aussi parler avec mes soutiens et me rapprocher de mes autorités. Ce qui me permettra d’adopter une position claire pour l’avenir.

Priscille G. MOADOUGOU ATANGANA

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