Economie et politique en couverture des journaux camerounais

Cameroun - Revue de presse. Economie et politique en couverture des journaux camerounais

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Une économie fébrile, couplée à la guerre de leadership qui fait rage au sein du premier parti politique de l’opposition parlementaire, il n’en fallait pas plus pour cristalliser l’attention des journaux camerounais parus lundi.


Ouverte depuis deux ans seulement, avec l’ambition d’appuyer les investissements privés dans le domaine des petites et moyennes entreprises (PME), mais aussi de l’artisanat, voici que la Banque camerounaise des petites et moyennes entreprises (BC-PME) commence à susciter des angoisses à Repères.

Le bihebdomadaire à capitaux privés se fait ainsi l’écho d’un rapport rendu public le 16 janvier dernier, dans lequel le Fonds monétaire international requiert du gouvernement camerounais la réorientation du plan d’affaires de ladite structure en mal de ressources financières.

Bien plus tôt, c’est-à-dire entre les décennies 80 et 2000, prolonge l’hebdomadaire Essingan, de nombreuses usines et organismes économiques sont ainsi morts du fait de leur avènement non maîtrisé, particulièrement dans les régions du Centre, de l’Est et du Sud.

Sur le terrain de la gouvernance, Le Quotidien de l’Economie voit au moins huit directeurs généraux de sociétés d’Etat «en sursis», eux qui doivent, jusqu’en juin prochain, s’arrimer à de nouvelles dispositions légales et règlementaires fixant le mandat des managers des entreprises du secteur public, c’est-à-dire rendre le tablier et mettre ainsi fin aux baux à vie.

Et s’il y a des patrons qui doivent avoir perdu le sommeil en ce moment, rétorque Le Financier d’Afrique, c’est bien ceux des opérateurs de téléphonie mobile, y compris la Cameroon Telecommunications (CAMTEL, société publique), dont la mauvaise qualité de service est de plus en plus décriée et qui doivent, ce même lundi, s’expliquer devant l’Agence de régulation des télécommunications (ART) avec, probablement, de lourdes sanctions à la clé.

Pendant ce temps, et selon le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, c’est un groupe de transporteurs qui menace d’entrer en grève, pour protester contre la hausse, en vigueur depuis le 1er janvier 2018, des tarifs au Port autonome de Douala : 7000 FCFA/jour, 20.000 FCFA/mois et 51 000 FCFA/an.

Ces tarifs, qui entrent dans la catégorie des titres d’accès des véhicules, sont en hausse de 33% par rapport aux tarifs précédents, qui dataient de 1999, explique la publication, ajoutant que la nouvelle donne répond à un souci d’améliorer la sécurité et la sûreté, de manière à dissuader les intrus et autres badauds, la place portuaire n’ayant pas vocation à être accessible à n’importe qui.

L’autre source de mécontentement, que relève EcoMatin, vient des collectivités territoriales décentralisées, dont les ressources issues de la vignette automobile viennent d’être accaparées par l’Etat, toute chose qui cause un manque à gagner de plusieurs milliards FCFA aux communes.

En rapport avec l’élection présidentielle prévue en octobre prochain, Essingan se penche sur le sort du président Front social démocratique (SDF, opposition), Ni John Fru Ndi, «confronté à un dilemme : une volonté personnelle de présenter sa candidature et l’impératif du passage de génération que lui impose la conjoncture».

A l’intérieur de la formation, explique le journal, des voix suggèrent et suscitent à sa place la candidature du vice-président, Joshua Osih.

Pour les délégués du parti au congrès annoncé dans un mois à Yaoundé, la capitale, le choix, selon The Post et The Guardian Post, est déjà fait : John Fru Ndi est le candidat naturel à la fois pour sa propre succession à la tête de la formation, et le bon cheval pour la course à la magistrature suprême.

«Je suis encore là !», plastronne en effet le concerné en grande ouverture d’InfoMatin, en réponse à ses détracteurs qui veulent l’écarter de la course.

«Et voici qui promet une belle ambiance, lors des assises nationales sus-signalées. Et qui va, surtout, cristalliser les tensions entre des camps qui se regardent désormais en chiens de faïence.»

 

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