«Cri de détresse» des évêques pour la fin de la crise anglophone au Cameroun

Crise Anglophone. «Cri de détresse» des évêques pour la fin de la crise anglophone au Cameroun

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La Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC) a lancé un «cri de détresse» à l’endroit de «tous les Camerounais et aux hommes de bonne volonté», leur demandant d’engager des actions résolues pour mettre un terme à la violente crise sociopolitique qui embrase les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis octobre 2016.


Dans un «appel» signé  du président de la CENC, Samuel Kleda, et dont APA a obtenu copie jeudi, le clergé catholique note que les zones visées «vivent des situations difficiles, marquées par des violences inhumaines, aveugles, monstrueuses et une radicalisation des position qui (…) inquiètent».

Se disant à la fois solidaires et compatissants avec toutes les victimes, les évêques rappellent avoir déjà attiré l’attention des parties en conflit sur cette crise qui met en danger la vie des personnes, la sécurité des biens et la cohésion sociale écrit APA.

A tous les Camerounais, la CENC lance ce cri de détresse au nom de Dieu le Père Tout-puissant : «Cessons toutes formes de violences et arrêtons de nous entretuer ; nous sommes tous frères et sœurs, reprenons le chemin du dialogue, de la réconciliation, de la justice et de la paix.»

Les évêques, sans proposer une piste, estiment qu’une médiation s’impose maintenant pour une sortie de crise, et afin d’épargner le pays «d’une guerre civile inutile et sans fondement».

Ce n’est pas la première fois que l’Église catholique du Cameroun monte au créneau pour alerter sur la situation de crise dans les régions anglophones, ses sorties semblant toutefois susciter la méfiance du pouvoir de Yaoundé, qui soupçonne certains de ses pasteurs d’être en connexion avec les activistes de la sécession du pays.

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