Cameroun : 16 sénateurs se détournent officiellement du cumul des mandats

Sénatoriales 2018. Cameroun : 16 sénateurs se détournent officiellement du cumul des mandats

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Seize sénateurs camerounais, récemment élus ou nommés, ont officiellement abandonné leurs autres charges civiles pour se conformer à la loi sur le non-cumul des mandats à eux imposée par le président Paul Biya, a annoncé la CRTV, radio à capitaux publics.


Les concernés, tous membres du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), sont soit président de conseil d’administration, directeur de société publique, gestionnaire de crédits, journaliste, soit commis de l’Etat.

Il y a de cela deux semaines, sur instructions du non moins président national du RDPC, Paul Biya, il leur a été demandé de se conformer à la réglementation en vigueur, notamment au règlement du Sénat stipulant que l’exercice du mandat de sénateur est incompatible avec les fonctions de membre du gouvernement et assimilé, de membre du Conseil constitutionnel, de membre du Conseil économique et social, de maire, de délégué du gouvernement, auprès d’une Communauté urbaine, de président du Conseil régional, de toute fonction publique non élective écrit APA.

L’on note que la même rigueur n’avait pas été appliquée à ces «honorables», lors de la mandature quinquennale qui vient de s’achever, toute chose qui hérisse le poil de l’avocat et vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition), Emmanuel Simh, qui exige que les concernés soient appelés à rembourser les indemnités perçues pendant leur mandature, et alors que la même règle était déjà en vigueur.

A l’issue du scrutin du 25 mars dernier et de la nomination des 30 autres «honorables» du quota présidentiel, le RDPC se taille la part du lion avec 87 sénateurs, suivi du Front social démocratique (SDF, opposition, 7 sièges), de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP, 2 sièges), du Front du salut national du Cameroun (FSNC), du Mouvement pour la défense de la République (MDR), de l’Union des populations du Cameroun (UPC) et de l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP), des partis alliés comptant chacun 1 représentant.

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