Cameroun: Les ventes du bois camerounais sur le marché chinois plombé au 1er trimestre 2018 par  La hausse des continue de la taxe à l'exportation

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Au premier trimestre 2018, le Cameroun est demeuré parmi les 10 premières origines du bois importé par la Chine. Mais, la cote des grumes et du bois scié en provenance de la locomotive économique des pays de la Cemac est en chute libre, depuis le début de l’année, à cause des prix auxquels refusent de s’accommoder les acheteurs chinois.


 En effet, révèle la note de conjoncture de l’Organisation internationale des bois tropicaux (Oibt), publiée le 16 mai 2018, sur les trois premiers mois de l’année 2018, alors que les grumes camerounaises se vendaient à une moyenne de  737 dollars US le mètre cube, le produit congolais (Brazzaville) revenait à 326 dollars US, celui en provenance des Iles Salomon était cédé à 233 dollars US, contre 276 et 197 dollars US respectivement, pour les grumes nigérianes et équato-guinéennes informe IC.

Calculette en main, au premier trimestre 2018, le bois en grumes en provenance du Cameroun était vendu pratiquement quatre fois plus cher que le produit équato-guinéen, trois fois plus cher que les grumes importées des Îles Salomon, et deux fois et demi plus cher que les produits en provenance du Nigeria et du Congo Brazzaville.

Suffisant pour que les acheteurs chinois se détournent des grumes camerounaises, au profit d’autres origines. « La Chine a importé des grumes tropicales principalement de Papouasie Nouvelle Guinée (32%), des Îles Salomon (28%), de la Guinée équatoriale (11%), du Nigeria (5%), du Cameroun (5%) et du Congo Brazzaville (4%). Les 10 principaux fournisseurs représentaient plus de 90% des importations de grumes tropicales de la Chine, au cours des trois premiers mois de l’année 2018.», révèle la dernière note de conjoncture de l’Oibt.

Sur le bois scié, l’origine camerounaise n’est pas non plus logée à belle enseigne depuis le début de cette année. A en croire les statistiques de l’Oibt, la Chine a majoritairement importé ses sciages tropicaux de la Thaïlande (72%) et du Gabon (7%), contre 2% seulement du Cameroun.

Pour rappel, c’est depuis le début de l’année que le marché chinois, devenu l’une des principales destinations du bois camerounais, boude les produits en provenance de ce pays de la Cemac. En effet, suite à l’augmentation continue de la taxe à l’exportation du bois en grumes au Cameroun (de 17,5 à 30% entre 2016 et 2018), les exploitants forestiers camerounais ont cru devoir répercuter cette charge sur le prix final du produit, ce qui ne plait pas aux acheteurs chinois.

Brice R. Mbodiam

Société