Cameroun - Economie. Cameroun: La balance commerciale est toujours déficitaire

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Une enquête de l’Ins, établit une baisse de l’activité commerciale de l’ordre de plus de 1000 milliards de F rapporte CT.


Malgré une réduction continue du déficit commercial, la balance commerciale reste déficitaire de 1089,5 milliards de F. L’information émane de la note de conjoncture du commerce extérieur récemment publiée par l’Institut national de la statistique (INS).

Au rang des facteurs ayant entrainé cette réduction, la structure évoque l’excédent enregistré sur les échanges de pétrole brut lié à la baisse des importations y relatives, en raison de l’arrêt technique de la Société nationale de raffinerie (SONARA) au premier trimestre de 2017.

La balance commerciale hors pétrole brut est quant à elle déficitaire de 1 705,5 milliards de F, avec une hausse de 13% par rapport à l’année 2016. Une hausse due à une baisse des exportations hors pétrole de 10% et à une hausse des importations de 2,5 %.

En 2017 en effet, le pays a importé 6,1 millions de tonnes de marchandises pour un montant de 1 881,9 milliards de F. Une situation consécutive, selon le document, à une baisse des ventes des principaux produits d’exportation que sont entre autres, le cacao brut en fève (-41,1%), les carburants  et  lubrifiants  (-10,3%) et la banane fraîche (-6,2%).

Cependant, cette baisse a été amortie par une amélioration des exportations de certains produits comme, les bois bruts, les huiles brutes de pétrole (7,0%), le caoutchouc brut (33,6%)  et l’aluminium brut (15,6%).

Par ailleurs, les exportations demeurent très peu diversifiées et sont constituées principalement de produits primaires comme le coton brut (5,1%), les bois bruts (6,0%), les bois sciés (8,1%) et le cacao brut en fèves (12,4%). Lesquels ont contribué pour 84,8 % des recettes d’exportation en 2017, contre 85,8% en 2016.

En 2017, le Cameroun a moins importé. Selon la note, les dépenses y relatives se chiffraient à 2 971,4 milliards de F pour 7,6 millions de tonnes de marchandises.

D’après l’institut, cette diminution des importations résulte de la baisse des dépenses relatives aux huiles brutes de pétrole des machines, appareils électriques et autres poissons de mer congelés. Certains produits tels que les carburants et lubrifiants, les céréales et autres produits chimiques ont cependant enregistré des hausses.

Michèle FOGANG
 

Société