Cameroun: Hausse significative du prix de l’arachide

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Le prix de l’arachide a connu une hausse au Cameroun, le prix du sac de 50 kilogrammes ayant ainsi passé de 42000 francs CFA à 50000 francs CFA, rapporte APA lundi qui l' constaté à Douala.


Cette augmentation des prix serait, entre autres, liée à la période du Ramadan, d’autant que cet ingrédient fait partie des principaux mets consommés dans les plats locaux, comme l’okok ou le ndole ou la sauce d’arachide, sans oublier que l’arachide est également utilisée pour faire la bouillie, l’un des principaux aliments consommés lors de la rupture du jeûne de Ramadan.

« Peu importe le prix pratiqué, nous savons que les consommateurs les achèteront. L’autre problème auquel l’on fait face, c’est que les charançons détruisent actuellement une bonne quantité de nos stocks et cela nous oblige à vendre à ce prix pour gagner un peu de bénéfice », a indiqué un commerçant au marché de Ndokoti.

En plus des raisons évoquées, il faut également ajouter le coût de transport des zones de production vers les différents points de vente qui se trouvent généralement en zones urbaines.

« Les arachides que nous vendons ici proviennent de la localité de Ngong, dans la région du Nord. Nous déboursons une somme faramineuse pour faire parvenir nos marchandises jusqu’ici dans le Sud du pays », a confié Pierre Youdai, grossiste au marché central.

Le prix du sac de 50 kilogrammes ayant connu une hausse de 20 %, oblige les détaillants à revoir le coût de cette denrée à la hausse.

Actuellement, le seau de cinq litres de la variété dite « magma » ou arachide aux couleurs blanche et rouge est vendu à 2300 francs CFA au lieu de 1800 francs CFA, soit une augmentation de 500 francs CFA en quelques jours.

Quant à l’arachide rouge, il faut débourser 2500 francs CFA en moyenne, pour la même quantité, qui représente une hausse de 700 francs CFA « à prendre ou à laisser », ont renseigné les ménagères.

En attendant les prochaines récoltes, ceux sont les ménagères qui paient le prix fort car « depuis la hausse des prix de l’arachide, je me contente des repas qui ne nécessitent pas cet ingrédient », a indiqué Madeleine Abbo, une ménagère habitant le quartier Ndogbati dans le 5è arrondissement.

Chez les musulmans par contre, à cause de la hausse du prix d’arachide, certaines familles affirment avoir réduit la quantité de bouillie pour la rupture du jeûne.

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