Crise Anglophone. SUD,La Mvila dans le chantier du grand dialogue national

cameroun24.net Le 20 septembre 30671 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Elite, partis politiques, parlementaires, sénateurs et autres forces vivent ce sont donnés rendez-vous ce 19 septembre dernier à Ebolowa sous la conduite du délégué départemental permanent du comité central du Rdpc le sénateur Bernard Amougou.


La parole était donnée à qui voulait la prendre pour contribuer à travers les propositions en vue d’un retour pour la paix dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest (NoSo) tel qu’énoncé par le président de la république le 10 septembre dernier. Pour le sénateur Bernard Amougou, « il est question d’analyser les causes et d’en faire des propositions à transmettre à l’équipe du grand dialogue inclusif. Car, même au Sud il y’a des difficultés qui affectent la vie quotidienne des populations et par cette opportunité de rassemblement de toutes les forces vives de la nation il peut être décent d’en aborder aussi, donc il est question de réfléchir sur ce malaise.  Les participants ont identifiés certaines causes et en ont fait des propositions. Il s’est agi de réfléchir sur les frustrations des populations, sur les aspirations des populations et d’en analyser les domaines et faire des propositions pour qu’au-delà de la crise anglophone qu’on trouve des solutions sur l’ensemble des populations camerounaises ». Pour certains originaires des zones en conflit, il est question d’ouvrir les ventres et d’en débattre sérieusement et sincèrement pour que la paix revienne. Il est proposé à l’état garant de la force républicaine d’éviter l’usage de la force d’où la démilitarisation souhaitée des zones, ce qui installerait la confiance et la sécurité pour la reprise des activités. Ce qui devra imposer l’établissement d’un véritable diagnostic de la participation. Pour Gilbert Samnick, il est question d’aller véritablement vers un équilibre dans la répartition des richesses et les nominations. Car, le problème étant politique il devrait se traiter selon les deux blocs depuis 1961. Une autre catégorie pense que la création du poste de vice-présidence et la rotation au sommet du pouvoir serait une solution idéale. Pour certains, tout ceci mis ensemble accompagné par une accélération et une option effective pour une décentralisation du pouvoir aideront le pays à retrouver sa stabilité d’antan. Sans oublier l’harmonisation du système judiciaire et éducatif entre les deux blocs. Pour Raymond Mbita Mvaebeme sénateur, président de la section Mvila-centre 2 du Rdpc, « qu’est-ce qui fait problème, c’est que les gens ont pris les armes, ils veulent diviser le pays. Dans ce dialogue qui se veut franc, qu’ils soient courageux à donner leur véritable position. Croyez-vous encore à la république. Ainsi, il revient aux anglophones en totalité de résoudre ce problème, dans le cas contraire ils sont complices de cette situation ».    Dans un échange franc, assorti des arguments historiques depuis la fédération de 1961 entre le Cameroun oriental et occidental, il y’ a des raisons de parler d’un problème anglophone aujourd’hui au moment de la république du Cameroun. Ce qui a permis à Henri Meva’a Ondo, le 1 er proviseur noir du lycée bilingue de Buea et ancien directeur de la culture au ministère de la culture de reconstituer la valeur historique de ce qui est appelé problème anglophone aujourd’hui. Pour lui, « le problème anglophone est celui de l’élite anglophone. L’accès à ce cercle d’élite dirigeante, politique qui s’est refermée et s’est érigée en maître devant les autres. Les promotions se font par coptation, toujours dans les mêmes cercles oubliant ainsi de s’ouvrir aux autres, aux nouvelles générations obligées de s’exiler. Lorsque vous mettez ces deux peuples en contact, il se pose fondamentalement une question de valeur et l’accès au pouvoir politique. Avec le pouvoir politique on a droit à la richesse, à la considération, à l’argent, aux femmes bref à tout. Le problème se pose alors, comment accéder à cette élite là, c’est une question importante pour le grand dialogue national inclusif ».

Jacques Pierre SEH
 

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