Dimanche le 02 Avril 2017 12:23:20 Jacques Pierre SEH | Cameroun24.net Société

Cameroun - Agriculture. SUD,La sodecao : incapable de satisfaire la demande en plants de cacaoyer.

Constat fait à l’occasion de la cérémonie officielle de lancement de la campagne de planting qui s’est tenue dans une plantation à Zingui village situé à une trentaine de kilomètres d’Ebolowa le 30 mars dernier sous la conduite du directeur général de la société Camerounaise de développement du cacao (Sodecao) qu’assistait le préfet du département de la Mvila et de nombreux chefs traditionnels.

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C’est par la visite du centre Sodecao d’Ebolowa que Jérôme Mvondo alors DG entame sa tournée. Une pépinière géante de 100.000 plants lui est présentée par ses représentants locaux, il peut alors faire quelques observations pour encourager les uns et les autres à multiplier la production des plants.

Car pour lui, la demande en plants de cacaoyer  est très importante, il faut réfléchir comment la satisfaire. Lorsqu’on sait que les champs laissés par le défunt  programme semencier cacao-café de Nkoemvone n’ont plus de bons rendements, mal entretenus voir même à l’abandon.  Environ 96.000 cabosses seulement dans une attente d’un million de cabosses, il faut imaginer des technologies innovantes comme la bio fabrique des plants. Une technologie innovante d’origine Brésilienne qui permettra  de multiplier des plants en très grande quantité.

Selon Jérôme Mvondo directeur général, la Sodecao ne produit qu’environ 5 à 6 millions de plants devant  une demande évaluée à plusieurs dizaine de millions de plants, c’est comme une gouttelette d’eau dans un océan de demande de cacaoculteurs. Il faut aller vers des technologies nouvelles capables de permettre aisément la multiplication, comme cette bio fabrique. Elle n’arrive pas encore au Cameroun pour faute de financement et d’une disposition réglementaire. Il s’agit d’un projet révolutionnaire et le Cameroun sera le deuxième pays à en bénéficier après les inventeurs Brésiliens.

Le Cameroun bénéficiera de toutes les avancées relatives à cette innovation technologique mais depuis plusieurs années, ce projet traine face à la grande mobilisation des cacaoculteurs. Il sait que le cacao peut financer tout ce qu’on veut pour le cacao grâce à la redevance payée par les exportateurs. Il est question de saisir cette immense opportunité liée à la forte demande des Camerounais pour développer cette culture qui depuis lors a été la base de l’économie du pays mais aussi de la prospérité des planteurs.  C’est un cri de cœur que le DG de la Sodecao lance pour que quelque chose soit faite,  pour que ce projet de bio fabrique devienne une réalité au Cameroun, ceci pour le bonheur des cacaoculteurs Camerounais. Par la suite, l’accompagnateur sodecao d’Ebolowa Jean Bosco Ondoua Mvie  a présenté le champ pilote pour la circonstance et pour  la phase pratique du lancement du planting.

Pour lui, la mise en place de la parcelle  a respecté les critères techniques  de planting   sur  les 5 hectares. Ce qui a permis au patron de la Sodecao,  en mettant le plant en terre d’annoncer  solennellement le lancement de la campagne de planting aux cacaoculteurs Camerounais. Il s’agit tout simplement d’un moment propice à planter compte tenu du début de la petite saison des pluies sur toute la partie méridionale du pays.

Pour un encadrement de proximité, les cacaoculteurs de la localité de Zingui ont émis le vœu d’avoir un centre d’encadrement, des pistes cacaoyères entretenues et une pépinière pour  créer les nouvelles plantations et rajeunir les anciennes, et un point d’eau pour les besoins d’arrosage.

Pour le chef du village le cacao a jouer un rôle important dans l’économie du pays,  son  village à une vision qui a besoin des provisions qui ne peuvent venir que de la Sodecao et traduire également la vision du chef de l’état d’aller pour  l’agriculture de seconde génération avec une matière végétale de qualité. Les planteurs ont besoin des plants de cacaoyer. Il faut noter  que  bon nombre de planteurs n’y croient plus aux promesses en plants à eux faites par la Sodecao et qualifient cette autre descente d’une villégiature.