Mercredi le 12 Avril 2017 07:43:14 Jacques Pierre SEH | Cameroun24.net Opinion

Cameroun - Politique. Le parlementaire jeune Martin Ekotto évoque les difficultés de son action

Martin Ekotto, Village Akak Essatolo, député junior de la région du Sud, parlementaire jeune de la législature de 2017.

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Qu’est ce qui t’occupait avant d’aller au parlement des jeunes ?
Je suis technicien supérieur  d’agriculture, actuellement je m’occupe de mes propres exploitations mises en place. Alors ma position de député jeune vient juste renforcer mes capacités à promouvoir l’activité agropastorale dans ma région. Avec cette casquette, j’ai la possibilité d’aller vers les jeunes et leur parler des enjeux et les opportunités qu’offre le secteur agropastoral. Mon rôle actuel est donc de sensibiliser les jeunes à se mettre dans l’agriculture et les présenter les différents guichets de financement existant dans les programmes et projets de l’état. Il est question que leurs activités deviennent de véritables business.


Comment êtes vous arrivé à ce prestigieux poste de député jeune ?
C’est à partir de ce que je fais déjà dans l’agriculture qu’on m’a sélectionné pour représenter la région du Sud. J’ai une cacaoyère déjà de 6 hectares, je fais dans les cultures vivrières et dans le maraîchage aussi, j’ai choisi l’agropastoral comme mon emploi, comme mon gagne pain. Ainsi, ce que je fais a intéressé la commission de sélection et j’ai été présenté comme une expérience jeune réussie. Voilà comment  je suis conduit à l’assemblée nationale pour un mandat d’un an. Nous sommes 11 jeunes venant du Sud et je suis le leader de l’ensemble des jeunes de la région.


Parlez nous de votre législature à l’assemblée nationale ?
L’assemblée nationale jeune est également constituée de 180 députés suivant le découpage régional. Notre mandature est thématique, nous travaillons sur  l’agropastoral et toutes ses opportunités. Nos échanges ont porté sur les problèmes qui empêchent les jeunes à considérer l’agriculture comme un métier. Transversalement on a évoqué, les problèmes de subventions, de financements, de routes, d’infrastructures et surtout de la semence de qualité. Sans oublier le grand désenclavement que la zone rurale est confrontée, le problème foncier. C’est alors de toutes ces résolutions, il y en avait dix que la feuille de route a été établie pour cette législature des jeunes.


La caravane du président de l’assemblée nationale est venue renforcer votre action dans la région ?
Cette caravane a bien coïncidée avec notre thématique. Lorsque le Pan descend en région, c’est une stimulation, c’est un renforcement de l’action sur le terrain. Il y a encore beaucoup de chose à faire pour atteindre notre objectif de député jeune à savoir, intéresser davantage les jeunes au travail de la terre. Nous avons été satisfaits de la mobilisation des parlementaires, des élites, de l’organisation globale. Nous avons également noté quelques ratés que nous souhaitons être corrigés dans les prochaines étapes. Certains jeunes venus de loin ont été ignoré, d’autres ont été déçu de l’attribution des prix. Ceux qui ont reçu des prix m’ont rien à voir avec l’agriculture, la conséquence est que les prix reçus se sont directement retrouvés dans les marchés pour certains cas. Après cette frustration, il est question maintenant de continuer dans la sensibilisation, dire aux jeunes qui étaient à Ebolowa que le meilleur est dans le travail de la terre et chacun dans son champ.


Parlez nous maintenant de la journée de travail d’un député jeune que vous êtes ?
C’est une journée pleine, et notre travail est d’aller vers les populations. Les présenter les avantages à la pratique agricole, en prêchant par l’exemple. Ainsi, j’ai commencé à implanter les jardins scolaires dans les lycées, les pépinières aussi. Nous allons plus dans la zone rurale dire aux jeunes de se regrouper en Gic pour être fort dans l’action, pour faire de l’agropastoral un business. Il a été question également de citoyenneté, de civisme, du respect, du Vih et du droit de vote pour les citoyens.


Avez-vous reçu des appuis financiers pour ces activités ?
Les appuis ici ne sont que des encouragements que nous recevons tous les jours. Nous faisons tout avec nos propres ressources pour le moment et nous attendons certainement l’action de nos élites dans ce sens. Pour le moment,  les députés seniors  avec nous il n y a pas de plate forme de travail. Nous pouvons dire que le député jeune es un rêveur d’abord, parce qu’il  veut voir sa localité se développer comme il le souhaite. C'est-à-dire rassembler les jeunes autour de la dynamique du travail de la terre.


Propos recueillis par
Jacques Pierre SEH