Ukraine. La Russie a retiré ses troupes de la frontière ukrainienne (Poutine)

  • Ria Novosti |
  • Publié : Mercredi le 07 Mai 2014 10:32:14 |
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  • Société |

La Russie a retiré ses troupes de la frontière ukrainienne, a annoncé mercredi à Moscou le président russe Vladimir Poutine au terme d'une rencontre avec le président en exercice de l'OSCE, le Suisse Didier Burkhalter.

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"On nous a toujours exprimé une préoccupation face à la présence de nos troupes près de la frontière ukrainienne. Nous les avons retirées, elles ne se trouvent plus à la frontière ukrainienne, mais dans les lieux où ils organisent leurs exercices réguliers, sur un polygone", a indiqué M.Poutine.

"On peut le vérifier sans problème en utilisant des dispositifs de reconnaissance modernes. On peut le voir notamment depuis l'espace", a ajouté le chef de l'Etat russe.
 


Ukraine: l'Occident use de subterfuges pour débloquer la situation (Poutine)

Les affirmations selon lesquelles Moscou détient la clé du problème ukrainien ne sont rien d'autre qu'un subterfuge auquel recourt l'Occident après avoir menée la situation dans l'impasse, estime le président russe Vladimir Poutine.

"En ce qui concerne la thèse selon laquelle la clé du problème se trouve à Moscou, il s'agit d'un subterfuge inventé par nos partenaires occidentaux. Un subterfuge totalement dépourvu de fondement", a déclaré mercredi le chef de l'Etat russe  lors d'une conférence de presse à l'issue de négociations avec le président de l'OSCE Didier Burkhalter.

"Chaque fois que nos collègues en Europe et aux Etats-Unis placent telle ou telle situation dans l'impasse, ils nous disent: désormais, la clé du problème est entre les mains de Moscou", a indiqué Vladimir Poutine, soulignant la tendance de l'Occident à rejeter sur la Russie la responsabilité de ses propres erreurs.
 


Ukraine: Poutine appelle Kiev à arrêter l'"opération punitive"

La Russie appelle les autorités ukrainiennes à cesser leur opération punitive dans le sud-est du pays, a indiqué mercredi le président russe Vladimir Poutine.

"Nous exigeons des autorités de Kiev qu'elles arrêtent immédiatement toutes les opérations militaires et de représailles dans le sud-est de l'Ukraine", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse à l'issue d'un entretien avec le président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) Didier Burkhalter, en visite à Moscou.

Et de prévenir qu'un tel moyen de désamorcer la crise politique ne permettrait pas de régler les contradictions à l'intérieur du pays, mais ne ferait qu'aggraver sa division.

Ces derniers jours, les troupes régulières ukrainiennes mènent une vaste opération spéciale dans la région de Donetsk. Le but de l'offensive est de réprimer les militants réclamant la fédéralisation de l'Ukraine, que Kiev qualifie de "terroristes". Lors de cette opération, il y a de nombreuses victimes des deux côtés.
 


Ukraine: Poutine soutient l'idée de tenir une table ronde internationale

La Russie soutient la proposition de tenir une table ronde internationale sur la situation en Ukraine, a déclaré mercredi à Moscou le président russe Vladimir Poutine.

"J'ai récemment parlé à la chancelière fédérale allemande. Mme Merkel a proposé de tenir une table ronde. Nous appuyons cette idée. Je considère que cette bonne proposition contribuera" au lancement d'un dialogue direct entre Kiev et les régions du sud-est de l'Ukraine, a indiqué M.Poutine.

Il "faut tout faire pour que les gens du sud-est de l'Ukraine comprennent, sentent et croient que leurs droits légitimes seront garantis après l'élection présidentielle ukrainienne du 25 mai", a ajouté le président russe.
 


Ukraine: proximité des approches de la Russie et de l'OSCE (Poutine)

La Russie et l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont des idées proches sur la résolution de la crise en Ukraine, a constaté le chef de l'Etat russe Vladimir Poutine à l'issue d'un entretien avec le président en exercice de l'OSCE Didier Burkhalter, en visite à Moscou.

"L'entretien a démontré que nos approches concernant la résolution de cette crise coïncident pour beaucoup", a déclaré le président russe devant les journalistes.

M.Burkhalter s'est rendu mercredi à Moscou pour présenter aux autorités russes ses propositions sur la façon de régler la crise ukrainienne.

Un changement de pouvoir s'est produit en Ukraine le 22 février dernier. La Rada suprême (parlement) a destitué le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions, réformé la Constitution et fixé l'élection présidentielle au 25 mai. Les régions de l'Est de l'Ukraine se sont révoltées contre la politique des nouveaux dirigeants du pays.

Ces derniers jours, les troupes régulières ukrainiennes mènent une vaste opération spéciale dans la région de Donetsk. Le but de l'offensive est de réprimer les militants réclamant la fédéralisation de l'Ukraine, que Kiev qualifie de "terroristes".

Plus de 40 militants pro-russes ont brûlé vifs vendredi 2 mai à Odessa après s'être réfugiés dans la Maison des syndicats incendiée à coups de cocktails Molotov par des activistes armés du parti néonazi Pravy Sektor (Secteur droit).


Ukraine: l'OSCE connaît un moyen d'apaiser les tensions (Poutine)

Le président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Didier Burkhalter, s'est rendu mercredi à Moscou pour présenter aux autorités russes ses propositions sur la façon de régler la crise ukrainienne.

"Je sais que vous avez des idées et des propositions sur la façon de sortir de la crise. Essayons donc d'analyser la situation et de chercher des issues possibles", a déclaré le président russe Vladimir Poutine en ouvrant au Kremlin des négociations avec M. Burkhalter.

Le chef de l'Etat russe a indiqué que la position de Moscou sur ce problème était bien connue et qu'il était inutile de la présenter de nouveau.

M. Poutine a également rappelé avoir déjà évoqué avec le président actuel de l'OSCE des "événements graves et tragiques en Ukraine".
 


Ukraine: Poutine appelle à reporter le référendum à Donetsk et Lougansk

La Russie appelle les partisans de la fédéralisation de l'Ukraine à reporter leur référendum prévu pour le 11 mai, a déclaré à Moscou le président russe Vladimir Poutine au terme d'une rencontre avec le président en exercice de l'OSCE, le Suisse Didier Burkhalter.

"Nous appelons les représentants du sud-est de l'Ukraine, les partisans de la fédéralisation du pays à repousser le référendum programmé pour le 11 mai en vue de créer des conditions requises pour ce dialogue", a indiqué M.Poutine.

Depuis mars, les grandes villes de l'Est et du Sud de l'Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent une mobilisation sans précédent des partisans de la fédéralisation du pays qui contestent les nouvelles autorités pro-européennes de Kiev et réclament des référendums sur le statut politique de leurs régions. Début avril, les protestataires ont fixé au 11 mai un référendum sur le statut politique des régions du Donbass.

L'armée ukrainienne mène depuis la mi-avril une vaste opération contre les partisans de la fédéralisation, impliquant des hélicoptères et des blindés.
 


Défilé de la Victoire en Crimée: les regrets de Merkel infondés (Kremlin)

Les regrets exprimés par la chancelière allemande Angela Merkel au sujet de la tenue vendredi 9 mai en Crimée de la parade militaire commémorant la victoire sur l'Allemagne nazie sont infondés, a estimé mercredi Dmitri Peskov, porte-parole du président russe Vladimir Poutine.

"Les regrets d'Angela Merkel à propos du défilé de la Victoire en Crimée sont infondés. Nous partageons entièrement sa préoccupation par la tension qui persiste en Ukraine. Nous sommes extrêmement angoissés par l'évolution de la situation en Ukraine et poursuivons le dialogue. Mais la situation en Crimée n'a rien à voir avec la parade en Crimée", a déclaré le représentant du Kremlin sur les ondes de la radio Echo de Moscou.

La chaîne de télévision Deutsche Welle a rapporté mardi que Mme Merkel avait déploré les plans de la Russie de tenir le 9 mai en Crimée le défilé de la Victoire, alors que la tension persistait en Ukraine.

Le 16 mars dernier, lors d'un référendum consécutif au renversement du président Viktor Ianoukovitch, près de 97% des habitants de la république autonome ukrainienne de Crimée ont voté pour le rattachement de leur région à la Fédération de Russie.

L'adhésion de la presqu'île à la Russie a été officialisée à Moscou le 18 mars. Les nouvelles autorités ukrainiennes, soutenues par l'Occident, ne reconnaissent pas la légitimité du référendum criméen et dénoncent son rattachement à la Russie comme une annexion.

Le 28 avril, le chef de l'Etat ukrainien par intérim Alexandre Tourtchinov a signé une loi qualifiant la péninsule de Crimée et la ville de Sébastopol de territoires ukrainiens "provisoirement occupés".
 


Gaz russe: la Lettonie maintient son contrat

La Lettonie n'a pas l'intention de rompre son contrat d'importation de gaz russe, a annoncé mercredi à Riga la première ministre lettone Laimdota Straujuma.

"Il est techniquement impossible d'assurer des livraisons de gaz alternatives et de créer des conditions pour mettre fin au monopole gazier russe avant 2017 où le marché gazier deviendra plus ouvert", a indiqué Mme Straujuma à la chaîne de télévision LNT.

Mme Straujuma a antérieurement déclaré que les sociétés américaines souhaitaient livrer du gaz en Europe, y compris en Lettonie, mais il fallait attendre deux ou trois ans pour la réalisation de ces projets.

Selon le ministre letton de l'Economie Vjačeslavs Dombrovskis, la Lettonie sera le membre de l'UE le plus touché par les sanctions européennes contre la Russie. Les sanctions frapperont surtout l'agriculture, l'industrie alimentaire et le secteur du transit lettons.
 


Washington: pression sur les sociétés US désireuses d'investir en Crimée

Washington exerce une forte pression sur les sociétés américaines qui désirent travailler en Crimée, a déclaré mercredi le ministre russe pour les affaires de la péninsule, Oleg Saveliev.

"Nous constatons une grande pression exercée par le département d'Etat américain sur les compagnies qui souhaitent participer au développement de la Crimée", a déclaré M. Saveliev.

Selon lui, de nombreuses entreprises étrangères ont annoncé leur désir de s'associer au projet qui prévoit la construction d'un pont enjambant le détroit de Kertch.

"Tout le monde veut prendre part à ce chantier, car les commandes de ce genre sont rares", a souligné le ministre.

Le ministère russe des Transports a déjà reçu plus de 5.000 propositions relatives à ce projet. Certaines d'entre elles prévoient la construction de deux ponts distincts: l'un routier, l'autre ferroviaire.
 


Crimée privée d'eau: Kiev nie la construction d'une digue

L'Ukraine ne construit pas une digue destinée à priver d'eau la Crimée, mais un poste de contrôle sur le canal de Crimée du Nord, a déclaré mercredi le président de l'administration régionale de Kherson Iouri Odartchenko.

"Nous construisons un poste de contrôle dans la région de Kherson qui permettra de techniquement contrôler, à un litre près, l'eau qu'on peut livrer à la Crimée", a indiqué M.Odartchenko.

Il a démenti l'information diffusée par l'agence Kryminform selon laquelle une digue destinée à couper l'eau à la Crimée était en chantier dans la région.

Le canal de Crimée du Nord a assuré jusqu'à 85% des besoins en eau douce de la péninsule de Crimée. L'Ukraine a fermé les écluses après l'adhésion de la Crimée à la Russie à la mi-mars, selon l'agence ukrainienne UNIAN.

Les autorités de la Crimée ont entrepris quatre tentatives de remettre à Kiev des documents en vue de signer un accord sur les livraisons d'eau du Dniepr. Toutefois le Service ukrainien des Eaux a rejeté ces requêtes, limitant le débit du canal de Crimée du Nord à 4 m³/sec alors que le niveau normal se situe à 80-85 m³/sec.

La Crimée envisage de forer 36 nouveaux puits pour satisfaire ses besoins en eau potable. Les autorités locales espèrent que cela permettra d'alimenter en eau la plupart des localités de la péninsule.


L'Ukraine construit une digue pour priver d'eau la Crimée (médias)

L'Ukraine construit une digue dans la région de Kherson pour priver d'eau son ancienne république autonome de Crimée qui a adhéré à la Russie à la mi-mars, a annoncé mercredi l'agence Kryminform se référant à un témoin oculaire.

"Des grues et autres matériels construisent une digue dans le canal de Crimée du Nord" reliant le Dniepr à la péninsule, a indiqué la source de l'agence criméenne.

Le canal de Crimée du Nord a assuré jusqu'à 85% des besoins en eau douce de la péninsule de Crimée. L'Ukraine a fermé les écluses après l'adhésion de la Crimée à la Russie, selon l'agence ukrainienne UNIAN.

Les autorités de la Crimée ont entrepris quatre tentatives de remettre à Kiev des documents en vue de signer un accord sur les livraisons d'eau du Dniepr. Toutefois le Service ukrainien des Eaux a rejeté ces requêtes, limitant le débit du canal de Crimée du Nord à 4 m³/sec alors que le niveau normal se situe à 80-85 m³/sec.

Les autorités ukrainiennes n'ont pas encore commenté ces informations.

La Crimée envisage de forer 36 nouveaux puits pour satisfaire ses besoins en eau potable. Les autorités locales espèrent que cela permettra d'alimenter en eau la plupart des localités de la péninsule.


Moscou et Washington ont des intérêts économiques communs (Kerry)

En dépit de divergences de positions sur la crise ukrainienne, la Russie et les Etats-Unis ont des intérêts économiques communs, a déclaré mardi le secrétaire d'Etat américain John Kerry.  

"Nous n'aspirons pas à ce que l'Ukraine forme un lac entre l'Occident et l'Orient. Nous voulons que ce pays constitue un pont entre les deux. Nous sommes résolument d'accord avec l'opinion du président Poutine, selon laquelle nous pouvons avoir des accords économiques de Vladivostok à Lisbonne, qui couvrent tous les gros marchés et servent toutes les parties. Nous pouvons y puiser beaucoup plus de thèmes de discussion, que dans la rhétorique fiévreuse", a indiqué le chef de la diplomatie américaine à l'issue d'une rencontre avec son homologue européenne, Catherine Ashton.  

"Nous espérons trouver les voies (…) menant à la désescalade",  a poursuivi M.Kerry avant d'ajouter que Mme Ashton reconnaissait  elle aussi les intérêts russes en Ukraine.  

Cette dernière a noté que les deux pays étaient étroitement liés par des liens politiques et économiques, et qu'il était indispensable de trouver une formule qui permette à ces deux pays de coexister sans une quelconque tension.   
 


Ukraine: l'armée lutte contre son peuple côte à côte avec les néonazis (Lavrov)

L'Occident feint de ne pas remarquer que l'armée ukrainienne a reçu l'ordre de lutter contre son peuple aux côtés des néonazis, a déclaré mardi à Vienne le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.  

"Le fait que les forces armées ukrainiennes aient reçu l'ordre de lutter contre leur peuple côte à côte avec les néonazis reste hors du cadre des commentaires des représentants américains et européens", a souligné M.Lavrov intervenant devant le Comité des ministres du Conseil de l'Europe.

Un changement de pouvoir s'est produit en Ukraine le 22 février dernier. La Rada suprême (parlement) a destitué le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions, réformé la Constitution et fixé l'élection présidentielle au 25 mai. Les régions de l'Est de l'Ukraine se sont révoltées contre la politique des nouveaux dirigeants du pays.  

Pour réprimer les militants qui réclament la fédéralisation du pays, les autorités en place à Kiev mènent des opérations spéciales d'envergure dans plusieurs villes de la région de Donetsk.
 


Slaviansk: Kiev déploie des lance-roquettes Grad (insurgés)

Des lance-roquettes multiples Grad (Grêle) auraient été déployés mardi par l'armée ukrainienne aux abords de Slaviansk dans le cadre de l'opération militaire d'envergure menée dans le Sud-Est du pays contre les partisans de la fédéralisation, a annoncé à RIA Novosti un représentant de la milice populaire de la région.

"Nous savons de sources sûres que des systèmes Grad ont été déployés entre Slaviansk et Kramatorsk", a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

"Selon toute probabilité, ils [les troupes régulières] ne veulent pas attaquer la ville directement, mais envisagent la possibilité d'un tir de préparation", a ajouté le milicien.

Les partisans de la fédéralisation soulignent que l'emploi des systèmes Grad ferait de nombreuses victimes parmi la population civile.

"Ce serait un crime monstrueux. Espérons que cela ne se produira pas", a déclaré un membre de la milice populaire, ajoutant que ce système "n'était pas une arme sélective".

La phase active de l'opération spéciale contre les partisans de la fédéralisation a débuté le 2 mai au petit matin. L'armée ukrainienne utilise des blindés et des hélicoptères d'attaque.

Moscou a qualifié cette opération d'"action punitive" qui enterrait de facto tout espoir de désescalade en Ukraine.
 


L'Ukraine, priorité absolue de l'APCE

L'Ukraine doit être au centre des priorités de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), estime la présidente de cette organisation Anne Brasseur.

"Si vous me demandiez aujourd'hui quelles sont les trois priorités du Conseil de l'Europe, je devrais vous répondre l'Ukraine, l'Ukraine, et l'Ukraine", a-t-elle déclaré mardi à Vienne à l'occasion de la conférence ministérielle du Conseil.

Mme Brasseur a également fait savoir qu'elle déplorait la décision de la Douma (chambre basse du parlement russe) de suspendre effectivement la participation de la délégation russe aux activités de l'APCE.

Le 10 avril dernier, après avoir réexaminé les pouvoirs de la délégation russe en représailles au rattachement de la Crimée à la Russie, l'APCE a exclu la délégation de ses organes dirigeants: le Bureau de l'Assemblée, le Comité des présidents et la Commission permanente. L'APCE a également privé la Russie de droit de vote et de participation à des missions d'observation des élections. Ces sanctions resteront en vigueur jusqu'à la fin de 2014.

En signe de protestation, la délégation russe a quitté la session d'avril de l'Assemblée.

Mme Brasseur a confirmé que l'Assemblée avait réellement "suspendu les droits de vote de la délégation russe, sa possibilité d'être représentée au sein du Bureau et du Comité des Présidents de groupes politiques, ainsi que son droit de participation à l'observation des élections, mais qu'elle n'avait pas suspendu ses pouvoirs", afin de permettre à la délégation russe de poursuivre le dialogue et de participer aux autres activités de l'Assemblée.

Selon le président de la commission des affaires internationales de la Douma Alexeï Pouchkov, en décidant de "punir" la Russie, l'APCE s'est pratiquement exclue de la politique européenne, car le règlement de la crise en Ukraine est impossible sans la participation de Moscou.
 


Conseil de l'Europe/Odessa: couper court aux agissements des ultras (Lavrov)

La tragédie d'Odessa rappelle une fois de plus l'inadmissibilité de la glorification des nazis et de leurs acolytes et incite les pays membres du Conseil de l'Europe à couper court aux agissements des ultras nationalistes, a indiqué mardi à Vienne le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

"Tous les membres du Conseil de l'Europe doivent couper court aux agissements des ultras nationalistes. Ceux qui encouragent l'idéologie et la pratique du fascisme ne peuvent être justifiés et ce, même s'il s'agit de politiques bénéficiant de la protection des démocraties occidentales civilisées", a déclaré le ministre lors d'une réunion du Comité des ministres du Conseil de l'Europe.

Et d'appeler à rompre une fois pour toutes avec le "deux poids, deux mesures".

M.Lavrov a rappelé que la Russie et de nombreux autres pays sonnaient depuis longtemps l'alarme à propos de la complaisance face à des tentatives de faire renaître la "peste brune".

"Tous les ans, lors de l'Assemblée générale des Nations unies, un groupe d'auteurs soumet une résolution appelant à ne pas admettre la glorification des nazis et de leurs acolytes. La plupart de nos partenaires occidentaux refusent de soutenir cet appel sous prétexte de respecter la liberté d'expression. Sous le même prétexte, ils bloquent l'adoption de décisions similaires à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE)", a souligné le ministre.

Plus de 40 militants pro-russes ont brûlé vifs vendredi 2 mai à Odessa après s'être réfugiés dans la Maison des syndicats incendiée à coups de cocktails Molotov par des activistes armés du parti néonazi Pravy Sektor (Secteur droit).
 


Forum de Saint-Pétersbourg: Moscou met en garde contre tout boycott

Les sociétés étrangères qui refuseront de participer au Forum économique de Saint-Pétersbourg suite à la pression exercée par les Etats-Unis seront les premières à subir les conséquences négatives de leur décision, a annoncé mardi le vice-ministre russe du Développement économique Sergueï Beliakov sur la chaîne de télévision Rossiya 24.

"Ce sont en premier lieu les sociétés et non le forum ou l'économie russe qui subiront des conséquences négatives en cas de refus de leur dirigeants de se rendre à Saint-Pétersbourg. Il ne fait aucun doute que nous accorderons la préférence aux entreprises qui prendront part au forum et avec lesquelles nous établirons des contacts directs", a souligné le vice-ministre.

Les médias ont indiqué mardi que les conseillers du président Barack Obama dissuadaient les présidents des sociétés américaines de prendre part au forum économique de Saint-Pétersbourg afin de "punir" la Russie pour sa position sur la crise en Ukraine.

M. Beliakov a fait savoir que 15% des numéros un des grandes compagnies américaines, ainsi que deux sociétés européennes avaient signifié leur refus de participer au forum.

Le vice-ministre a dans le même temps ajouté que la plupart des compagnies ayant subi la pression de Washington participeraient au forum au niveau de leurs numéros deux et trois.

Les Etats-Unis, l'Union européenne et certains autres pays ont décrété des sanctions contre Moscou suite au rattachement de la Crimée à la Russie. A l'heure actuelle, les mesures répressives visent un groupe d'entrepreneurs et d'agents de l'Etat, ainsi que plusieurs sociétés et banques russes.
 


Odessa: l'Occident ferme les yeux sur les causes de la tragédie (Lavrov)

Les pays occidentaux essaient de ne pas voir les vraies causes de la tragédie d'Odessa, a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, intervenant mardi lors d'une réunion du Comité des ministres du Conseil de l'Europe à Vienne.

"Tout en condamnant en paroles la tragédie d'Odessa, l'Occident ferme les yeux sur ses causes véritables, tout comme il passait autrefois sous silence, voire justifiait la politique de l'ancien président (ukrainien) Viktor Iouchtchenko et ses alliés visant à légaliser +l'héritage" de Bandera et de Choukhevitch, leurs atrocités et crimes, en les présentant comme une sorte de +nouveau patriotisme ukrainien+", a déclaré M.Lavrov.

Plus de 40 militants pro-russes ont brûlé vifs vendredi 2 mai à Odessa après s'être réfugiés dans la Maison des syndicats incendiée à coups de cocktails Molotov par des activistes armés du parti néonazi Pravy Sektor (Secteur droit).

Selon le ministère de l'Intérieur et le parquet d'Ukraine, il s'agit de 46 morts et de 214 blessés. Quoi qu'il en soit, le député du conseil régional d'Odessa Vadim Savenko affirme que les autorités de Kiev cachent le vrai bilan qui se monte à 116 morts. Encore 48 personnes sont toujours portées disparues (Diaporama>>).

En Ukraine, et tout particulièrement dans l'ouest du pays, les criminels impliqués dans des atrocités massives pendant la Seconde Guerre mondiale sont aujourd'hui glorifiés. Bandera, Choukhevitch et autres tortionnaires nazis sont qualifiés de héros combattant pour l'indépendance du pays. L'ex-président Iouchtchenko a attribué le titre de Héros de l'Ukraine à Stepan Bandera, leader de l'Organisation des nationalistes ukrainiens dont l'Armée insurrectionnelle (UPA) est issue en 1942. Stepan Bandera avait collaboré avec les nazis et les avait aidés à former des bataillons de Waffen SS. Par ailleurs, M.Iouchtchenko a conféré le même titre au hauptsturmführer (capitaine) Roman Choukhevitch, commandant de l'Armée rebelle ukrainienne, qui avait également collaboré avec les nazis.

 


Rada/députés communistes expulsés: une atteinte à la démocratie (Moscou)

La décision d'expulser les députés communistes de la salle des séances de la Rada suprême (parlement ukrainien) constitue une violation grossière des principes élémentaires de la démocratie et du parlementarisme, a indiqué mardi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

La Rada suprême a tenu mardi une réunion à huis clos consacrée au déroulement de l'opération spéciale menées par les forces armées dans l'Est du pays. Avant la réunion, les députés du Parti communiste d'Ukraine avaient été priés de quitter la salle en raison de "leurs prises de position séparatistes".

"Moscou constate une dégradation continue de la situation politique intérieure en Ukraine", lit-on dans le communiqué mis en ligne sur le site de la diplomatie russe.

"On voit apparaître de nouveaux témoignages montrant que les autorités de Kiev n'ont aucune envie d'engager un processus réel de désescalade et de réconciliation nationale en Ukraine. On est allé même jusqu'à faire sortir de la salle des séances les députés du Parti communiste d'Ukraine lors des débats portant sur des questions touchant les intérêts de tout le peuple ukrainien", rapporte le communiqué.

"Un tel comportement de la prétendue majorité à la Rada suprême témoigne d'une violation grossière des fondements élémentaires de la démocratie et du parlementarisme", souligne le ministère russe des Affaires étrangères.

Moscou a de nouveau appelé les dirigeants ukrainiens à "réfléchir à la façon de mettre en place une dialogue national et une réforme constitutionnelle qui sont inconcevables sans l'arrêt des actions armées dans le Sud-Est du pays".
 


Ukraine: Donetsk et Lougansk entendent créer un nouvel Etat

Les régions ukrainiennes de Donetsk et de Lougansk pourraient former un nouvel Etat et boycotter la présidentielle ukrainienne anticipée du 25 mai, a déclaré mardi Oleg Tsarev, chef du mouvement Sud-Est et député à la Rada suprême ukrainienne.

"Si les habitants des régions de Lougansk et de Donetsk soutiendront cette idée (lors des prochains référendums locaux prévus pour le 11 mai-ndlr.), notre mouvement Sud-Est appellera les autres régions du sud-est de l'Ukraine à créer un nouvel Etat, la république de Novorossia", a indiqué M.Tsarev à la chaîne de télévision Rossia 24.

Selon lui, la république de Novorossia (république de Nouvelle Russie) pourrait réunir les régions de Kherson, de Nikolaïev, d'Odessa, de Zaporojie, de Dniepropetrovsk, de Kharkov, de Lougansk et de Donetsk.

"Les bureaux de vote n'ouvriront pas ni dans la région de Donetsk ni dans celle de Lougansk" pendant la présidentielle ukrainienne du 25 mai, a ajouté M.Tsarev qui a retiré le 1er mai sa candidature à la présidentielle et appelle à la boycotter.

Depuis mars, les grandes villes de l'Est et du Sud de l'Ukraine, dont Donetsk, Kharkov et Lougansk, connaissent une mobilisation sans précédent des partisans de la fédéralisation du pays qui contestent les nouvelles autorités pro-européennes de Kiev et réclament des référendums sur le statut politique de leurs régions. L'armée ukrainienne mène depuis la mi-avril une vaste opération contre les partisans de la fédéralisation, impliquant des hélicoptères et des blindés.
 


Ukraine/présidentielle: le président de l'OSCE appelle à un "cessez-le-feu"

Le président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) Didier Burkhalter a appelé mardi à Vienne à un "cessez-le-feu" en Ukraine pour la tenue de l'élection présidentielle anticipée prévue le 25 mai, rapportent les médias internationaux.

"Nous avons besoin d'un cessez-le-feu pour les élections", a déclaré M. Burkhalter à l'aéroport de Vienne, où se tenait une conférence des ministres des Affaires étrangères du Conseil de l'Europe.

Un changement de pouvoir s'est produit en Ukraine le 22 février dernier. La Rada suprême (parlement) a destitué le président Viktor Ianoukovitch de ses fonctions, réformé la Constitution et fixé l'élection présidentielle au 25 mai. Les régions de l'Est de l'Ukraine se sont révoltées contre la politique des nouveaux dirigeants du pays.

Pour réprimer les militants qui réclament la fédéralisation du pays, les autorités en place à Kiev mènent une opération spéciale d'envergure dans plusieurs villes de la région de Donetsk. L'opération implique des hélicoptères et des blindés de l'armée régulière.
 

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