Crise Anglophone. Le statut spécial du Nord-ouest et du Sud-ouest confirmé par Paul Biya

cameroun24.net Le 14 novembre 2019 5893 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Au cours de la 2e édition du Forum de Paris sur la paix, le chef d’Etat camerounais est revenu sur la situation sécuritaire qui sévit dans ces régions depuis trois ans, en indiquant que ce statut spécial, issu des recommandations du Grand Dialogue National, est l’une des solutions mises en œuvre pour y mettre fin relate Ecomatin.

La reconnaissance d’un « statut spécial » aux régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun vient d’être validée par le président de la République. Paul Biya l’a en effet affirmé le 12 novembre, à l’occasion du 2e Forum de Paris sur la paix, alors qu’il participait à une table ronde dont le thème était « Reconnaitre le Sud : pour une gouvernance mondiale plus équilibrée ».

Invité par le modérateur Mo Ibrahim à se prononcer sur la situation sécuritaire qui sévit dans ces deux régions de son pays, Paul Biya a expliqué que « nous mettons sur pied un statut spécial qui reconnait la spécificité de la zone anglophone, mais elle reste dans l’intégrité territoriale du Cameroun ». Indiquant au passage que le pays avait la possibilité d’intégrer la partie anglophone directement dans le système francophone, mais que ce statut spécial qui sera accordé au Nord-Ouest et au Sud-ouest relève du souci du pays d’affirmer son identité.

Même si ce n’est pas encore un acte légal comme le prévoit la Constitution camerounaise, Paul Biya semble avoir déjà engagé le processus visant à appliquer progressivement les recommandations faites durant le Grand Dialogue National (GDN) tenu à Yaoundé du 30 septembre au 4 octobre 2019. La Commission en charge de Décentralisation et du développement local avait en effet recommandé « d’accorder aux régions du Nord-ouest et du Sud-ouest un statut spécial conformément à l’article 62 alinéa 2 de la Constitution qui stipule que la loi peut prendre en considération les spécificités de certaines Régions en ce qui concerne leur organisation et leur fonctionnement ». Selon les participants à ces assises, cela devrait permettre de mettre fin à cette crise sécuritaire qui a déjà causé plus de 3 000 morts et des centaines de milliers de déplacés et réfugiés.

Avant de faire cette déclaration, Paul Biya a revisité l’histoire du pays qui, selon lui, seraient à l’origine de la crise. « L’histoire de mon pays, monsieur le président est compliquée (…) Nous avons d’abord été colonie allemande. Ensuite, après la Première Guerre Mondiale, l’Allemagne a perdu ses colonies, celles-ci ont été partagées entre la Grande Bretagne et la France et mon pays a été divisé ; une partie sous colonisation britannique et l’autre sous colonisation française», a-t-il indiqué. Et de poursuivre : « il en est résulté une juxtaposition de cultures et de civilisations qui rendent les choses assez délicates. On a tout fait pour mettre à égalité les deux langues, anglaises et françaises. Mais les mentalités, les systèmes scolaires et de la magistrature restent différents. On a donc eu les problèmes que nous sommes en train de résoudre en ce moment ».

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