Crise Anglophone. Le plan Marshall des banquiers au gouvernement pour reconstruire les zones sinistrées du Cameroun

cameroun24.net Le 3 octobre 10414 Société Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Dans le cadre du « Grand dialogue national » sur la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui se déroule du 30 septembre au 4 octobre à Yaoundé, l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam) vient de faire des propositions en lien avec le volet reconstruction et le développement des zones sinistrées, en y incluant la région de l’Extrême-Nord ruinée par Boko Haram.



La profession bancaire indique qu’elle veut participer pleinement à la reconstruction des régions sinistrées et au développement des collectivités territoriales en finançant les particuliers et les collectivités. Objectif : œuvrer en faveur de la relance des activités économiques et de la croissance à moyen terme du pays écrit IC.

La conviction de la profession bancaire est que le lien de confiance entre les citoyens et les pouvoirs publics ne pourra se reconstruire qu’en développant plusieurs grandes ambitions. La première est d’entreprendre, en synergie avec les banques, des actions axées sur le financement de l’économie dans le but de dynamiser la compétitivité des unités de production, d’accroître la contribution du secteur secondaire au PIB et d’améliorer l’accessibilité des produits manufacturiers des régions sinistrées à l’ensemble du Cameroun, aux marchés sous-régionaux et internationaux.

Développement bancaire

Dans un second temps, l’Apeccam propose de procéder à l’élaboration d’une politique nationale de développement bancaire prenant en compte les chaînes de valeur internationales, la stratégie commune d’amélioration de la compétitivité bancaire intégrant les chaînes de valeur transfrontalières, comme un support essentiel au développement de l’activité économique.

Pour y parvenir, l’Apeccam souhaite vivement la mise en place d’un Observatoire du climat des affaires au Cameroun. Maintes fois demandé, notamment dans le cadre du Cameroon Business Forum (CBF), son opérationnalisation devrait permettre un meilleur suivi de la dynamique du système productif. « Il serait utile que cet observatoire puisse centraliser l’information, de manière à pallier les éventuels retards dans la transmission des données statistiques », indique l’association.

Pour ce qui concerne l’inclusion financière, l’Apeccam propose au gouvernement de faciliter l’accès aux services financiers afin de réduire les inégalités. Pour ce faire, il faudra mettre sur pied un comité technique en charge de l’inclusion financière. L’instance aurait pour mission d’assurer le monitoring de l’implémentation des politiques décidées par le pays à travers un reporting systématique et périodique pour mesurer l’évolution de l’inclusion.

Crédit-bureau

L’Apeccam conseille d’assurer l’éducation financière, la sensibilisation et les politiques d’incitation comme des moyens d’accompagner les populations à faibles revenus dans différents modes d’appropriation des services et produits financiers de base. « Il ne s’agit pas d’une mission à abandonner aux seules institutions financières. Les entreprises du secteur des communications électroniques et les Fintechs doivent contribuer à coordonner les actions loin des joutes concurrentielles inutiles », précise l’association.

Les banquiers suggèrent aussi la mise sur pied d’un Crédit-bureau et l’élargissement de son périmètre aux fournisseurs de données non financières, notamment les opérateurs télécoms, les régies eau/électricité. Cette stratégie permettra d’établir une meilleure évaluation du profil risque des personnes bancarisées et non bancarisées prétendant à un emprunt. Un dispositif qui permettra également au Cameroun de gagner quelques places au Doing Business et attirer davantage d’investisseurs.

Selon une étude du Groupement interpatronal (Gicam), produit en 2018 une étude, entre 60 et 80% des industries agroalimentaires sont désormais inaccessibles dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun. En cause, des violences qui ont cours dans ces régions depuis octobre 2016. Toujours selon Gicam, plusieurs entreprises dans ces deux régions du Cameroun ont été contraintes de démanteler des infrastructures logistiques et de commercialisation, lorsque celles-ci ont pu échapper aux vandalismes et destructions.

S.A.

 

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