Grand dialogue national. Le Gdn vue par un serviteur de Dieu

cameroun24.net Le 12 octobre 7565 Opinion Imprimer Envoyer cet article à Nous suivre sur facebook Nous suivre sur twitter Revoir un Programme TV Grille des Programmes TV Où Vendre Où Danser Où Dormir au Cameroun
Mgr Jean- Jacques Minkandé : « La guerre importante à faire dans ce pays, c’est la guerre contre la misère des populations, le chômage et les injustices et le combat de l’ignorance ».


Ancien vicaire général du diocèse d’Ebolowa, en thèse de doctorat en théologie à la faculté de théologie septentrionale de Milan en Italie. De passage au pays au moment où se tient le grand dialogue national (Gdn) initié par le président de la république, le serviteur de dieu appelle les citoyens à bâtir dans la sincérité en gardant l’espérance. Pour lui, cette espérance chrétienne appelle  les camerounais à l’amour, à la solidarité de tous d’une paix durable.


Qu’est ce que l’appel au Gdn a suscité en vous étant loin du triangle national ?
Un sentiment de satisfaction qu’enfin, les camerounais se mettent ensemble pour parler de leur pays. Nous sommes une grande nation, le seigneur nous l’a donné, nous sommes capables de la construire pour qu’il fasse bonne vie pour tous et de la détruire aussi si on s’écarte des voies de dieu. Ainsi,  le dialogue prend tout son sens et toute son importance dans la vie humaine surtout qu’il nous permet d’arriver à une réconciliation. Nous sommes ainsi appelé à devenir un grand peuple, si les camerounais sont unis et réconciliés. Mais on ne pourra pas bâtir dans le rejet des uns et des autres.


Les régions du Nord-ouest et Sud-ouest traversent une situation difficile depuis 03 ans, que dire à ce sujet ?
C’est un appel à la réconciliation, dans une famille il peut y avoir des opinions diverses, mais il faut toujours que les frères puissent regarder vers la même direction pour l’intérêt supérieur  de la nation. A cela, l’écoute est nécessaire, le jugement et la sincérité permettent de bâtir une société des valeurs de justice. Le Gdn est passé, les regards sont tournés maintenant vers le chef de l’état pour un consensus national aussi. Je sais qu’il y’a une guerre importante à faire dans ce pays, c’est la guerre contre la misère des populations, le chômage et les injustices. Il est question de tout faire pour combattre également l’ignorance, parce que les citoyens souffrent. Mais ceux qui sont en posture de privilèges disent que ça va, mais la grande majorité des camerounais n’arrivent pas à manger, à se soigner, la misère est grande, la corruption le chômage réels aussi.


Quelles attentes pour la suite du Gdn ?
Si nous sommes du côté de dieu créateur de toute chose, nous devons savoir qu’il y’a un temps pour chaque chose. C’est le temps de la paix, ainsi nous devons tout mettre en œuvre pour que celle-ci se vive dans notre société, et que nous soyons prêts à s’accepter comme tel. C'est-à-dire la mise en pratique de toute bonne intention et c’est l’affaire tous les citoyens au quotidien.


La large majorité des citoyens voudraient participer à la gestion des choses de leur pays, pensez-vous que c’est une exigence citoyenne ?
C’est bien une exigence citoyenne. Il est question de créer le bien-être des populations à la base, de déconcentrer la gestion des choses de la cité. Je pense que c’est important pour tous. Nos tribus sont notre richesse car, personne de nous n’a choisi sa tribu, c’est la volonté de dieu. Ainsi, nous devons nous mettre ensemble pour combattre ce tribalisme qui est une sacrilège pour ce pays, chaque camerounais doit se sentir partout chez lui au Cameroun si on veut avancer vers l’émergence annoncée. Je pense ainsi à beaucoup plus de liberté pour le choix des dirigeants. Nous devons nous mettre ensemble pour bâtir un Cameroun nouveau au sortir de ce Gdn.


La constitution de 1996 prévoit un état unitaire décentralisé, pourquoi attendre ci longtemps ?
On a longtemps attendu c’est vrai, le plus important maintenant c’est notre présent et notre futur, mettons les bases solides. C’est une opportunité de donner le pouvoir au peuple pour qu’il bâtisse son développement c’est ça en fait la décentralisation. La centralisation étant alors une déresponsabilisation du peuple, qui ne répond de rien puis qu’il attend tout du pouvoir central, à côté de la décentralisation, on pourrait coller le fédéralisme. Ce sont des concepts savants au-delà desquels le pouvoir doit toujours revenir au peuple pour qu’il mette son propre développement à la base. On n’a qu’à puiser des exemples à travers le monde, l’état central cède le pas à l’état déconcentré au sens profond. Maintenant, il est question de regarder ce qu’on cède au peuple pour sa gestion locale.


Quel message pour la suite du Gdn ?
Nous avons un travail de sensibilisation, notre travail n’est pas seulement de parler aux anges en faisant abstraction de la réalité. Notre travail est celui de l’espérance chrétienne, qui consiste à appeler les camerounais à l’amour, à la solidarité de tous.

Propos recueillis par
Jacques Pierre SEH

 

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