Jeudi le 17 Aout 2017 06:50:17 Investir au Cameroun Société

Cameroun - Agriculture. Le Cameroun veut réduire de 50% la redevance à l’exportation du cacao, afin de ne pas décourager les opérateurs de la filière

Revalorisée de près de 300% (de 54 FCfa à 150 FCfa) au début de la campagne cacaoyère 2014-2015, dans l’optique de financer le plan de relance des filières cacao-café, dont l’objectif est d’atteindre une production cacaoyère de 600 000 tonnes au Cameroun en 2020, la redevance à l’exportation du cacao devrait être réduite de moitié dès le lancement de la campagne cacaoyère 2017-2018, a-t-on appris au cours d’une récente tournée de terrain du ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana.

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Cette mesure, apprend-on, vise à offrir plus de marge aux exportateurs qui, à leur tour, devront reverser des prix confortables aux producteurs, afin que ceux-ci ne cèdent pas au découragement, face à la baisse des cours mondiaux du cacao, observée depuis plusieurs mois sur le marché international.

Avec cette décision de faire passer la redevance à l’exportation du cacao de 150 à 75 francs Cfa par kilogramme, le gouvernement camerounais et les opérateurs locaux de la filière cacao se privent surtout d’une part importante des 600 milliards de francs Cfa nécessaires à l’implémentation du plan de relance des filières cacao-café, qui n’a pas produit les fruits escomptés depuis son lancement lors de la campagne 2014-2015.

Car, en dépit des actions de promotion de la cacaoculture, conduites depuis des années, aussi bien par l’interprofession cacao-café que par les organismes gouvernementaux tels que l’Office national du cacao et du café (Oncc), ou encore le Fonds de développement des filières cacao-café (Fodecc), la production nationale stagne autour de 200 000 tonnes depuis au moins cinq campagnes.

Afin d’inverser cette tendance, et ainsi mettre un terme à ce qui s’apparente à une dispersion des énergies au sein des filières cacao-café, le gouvernement camerounais, apprend-on de bonnes sources, envisage de faire fusionner tous ces organismes dans une seule superstructure. Un projet qui, fait-on remarquer au sein des deux filières, pourrait consacrer la fin de la libéralisation enclenchée depuis 1999, avec la liquidation de l’Office national de commercialisation des produits de base (Oncpb).

Brice R. Mbodiam