Cameroun - Politique. Cameroun - Trajectoires: Ces présidents de partis recalés par l'électorat

  • Christian Lang | Repères |
  • Publié : Jeudi le 31 Octobre 2013 06:02:39 |
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  • Société |

Nombreux sont ces dirigeants de partis politiques qui ne parviennent pas à remporter une élection. Lors du double, scrutin du 30 septembre dernier, des présidents de partis politiques étaient en lice. D'aucuns ont postulé au Sénat sans succès.

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M. NI JOHN FRU NDI: PAS DE SÉNAT POUR LE CHAIRMAN    

La région du Nord - Ouest est toujours présentée par les observateurs de la scène politique camerounaise comme étant le fief du Social democratic front (Sdf). Ce d'autant que c'est à Bamenda, chef-lieu de cette circonscription administrative, que le parti dirigé par M. Ni John Fru Ndi a vu le jour le 26 mai 1990. Le chairman est aussi natif de la contrée. Il y mène toutes ses principales activités sociales et professionnelles. Les réunions les plus importantes du Sdf se tiennent presque toutes dans le chef-lieu du Nord-Ouest: les grandes décisions de ce parti politique sont prises à Bamenda, siège social du Sdf. Et des sanctions souvent infligées à certaines militantes indisciplines ont souvent été prises à Ntarikon, le cocon intime du chairman. Bref, le Nord-Ouest est le berceau du Sdf et de M. Fm Ndi. Normal que si le dirigeant de ce parti poli¬tique ambitionne briguer un poste de sénateur élu, qu'il postule dans la circonscription électorale, qui correspondant à son ancrage sociologique.

Le Cameroun a organisé les premières élections sénatoriales de son histoire parlementaire le 14 avril 2013:Le chairman du Sdf a alors manifesté le vœu de faire son entrée au parlement; il était en lice cette échéance électorale dans la circonscription politique du Nord-Ouest. La formule légale retenue pour les élections sénatoriales au Cameroun est le suffrage universel indirect: le collège électoral est constitué des conseillers régionaux et des conseillers municipaux. En l'absence des conseillers régionaux, seuls les conseillers municipaux ont constitué le collège électoral pour ce scrutin. Dans la circonscription du Nord-Ouest, le Rdpc au pouvoir avait plus d'électeurs potentiels que le Sdf, le parti de M. Paul Biya ayant plus de conseillers municipaux que celui de M. Fru Ndi. Mais les cadres du Sdf croyaient, dur comme fer, que rien n'oblige un grand électeur à se conformer mécaniquement et obligatoirement aux injonctions de sa famille politique. Pendant la campagne électorale, le chairman et ses camarades espéraient et affirmaient que les cœurs des conseillers du Rdpc pouvaient battre et basculer en faveur de leur offre politique. Mais la discipline du parti au sein du parti au pouvoir a été plus forte que les espérances optimistes du Sdf. Résultat: le Rdpc a remporté les sept sièges électifs au Sénat du Nord-Ouest. M. Fru Ndi, qui a été trois fois candidat malheureux à l'élection présidentielle, n'a pas eu l'opportunité de faire son entrée dans la chambre haute du parlement en 2018.


M. AYAH PAUL: LA DÉFAITE DU TRANSFUGE

Au Cameroun, M. Ayah Paul Abine est le genre d'acteur politique qui, à un cursus militant, intéresse abondamment les journalistes politiques, les politologues et autres analystes politiques. Non pas que son offre politique soit une innovation singulière dans la gestion des affaires de la cité. Mais tout simplement parce qu'il ose assumer publiquement ses choix, surtout au sein du parti au pouvoir où la «discipline du parti» confine ses militants à la couardise. Député du Rdpc depuis 2002, ce magistrat de formation a eu l'audace de s'éclipser» de l'Assemblée nationale en avril 2008, parce qu'il ne voulait pas soutenir le projet de modification de la constitution qui levait le verrou de la limitation des mandats présidentiels au Cameroun. Par la suite, il démissionne de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale. Mais à l'époque, il n'envisage pas sa démission du Rdpc, arguant qu'il ne veut pas trahir le peuple qui lui a demandé de s'engager en politique. Appel auquel il a favorablement donné suite en 1995 alors qu'il venait d'avoir son quatrième grade dans la magistrature.

Mais il ne résistera pas longtemps à la tentation de quitter le Rdpc. Il crée, en 2011, son propre parti: le People Action Parti (Pap) qui a son siège à Buea, région du Sud-Ouest. Au-delà de son écharpe tricolore le membre du parlement souhaite gouverner le Cameroun en tant que Chef de l'Etat. Cette ambition doit recevoir la validation populaire, par une élection présidentielle. M. Ayah Paul Abine est candidat au scrutin présidentiel du 11 octobre 2011. Mais l'électorat ne permet pas que son rêve présidentiel se matérialise. Son pourcentage est anodin, trop insuffisant pour détrôner M. Paul Biya, réélu avec un peu plus de 78% des suffrages valablement exprimés.

Après l'échec à la présidentielle, l'ex militant du Rdpc revoit considérablement ses ambitions politiques à la baisse. Il brigue un siège de député dans la Manyu aux élections législatives du 30 septembre 2013. M. Ayah Paul Abine espérait certainement qu'il y aurait un report de sympathie et de vote. Vaine espérance. Sa liste est largement devancée par celle de son ancienne famille politique. Résultat: la Manyu sera représentée à l'Assemblée nationale par un élu du Rdpc. M. Ayah le Pap ne siègeront donc pas à l'Assemblée nationale pour le compte de la législature inaugurée hier, mardi 29 octobre 2013. Le transfuge devra attendre les prochaines échéances, pour briguer à nouveau les postes électifs. Il devra beaucoup s'investir pour rallier l'électorat à sa cause.


M. MAURICE KAMTO: L'ÉCHARPE N'EST PAS SON DROIT

Le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), M. Maurice Kamto, est originaire du département des Hauts Plateaux, région de l'Ouest. L'on se serait attendu à ce qu'il soit candidat «au village». Mais il n'a pas voulu surfer sur la vague sociologique. Candidat aux élections législatives du 30 septembre dernier, il a choisi de conquérir le département du Mfoundi, un bastion du Rdpc. L'ancien Ministre délégué à la Justice, dont le parti affirme vouloir faire la politique autrement, était l'un des principaux challengers de la liste concurrente, celle du parti du flambeau. La première tentative du Mrc et de son président national de bousculer l'hégémonie du Rdpc dans le Mfoundi n'a pas été fructueuse. Sa liste n'a pas été déclarée victorieuse au terme des opérations électorales du 30 septembre 2013. Le parti au pouvoir a réussi à conserver tous ses Sièges dans le département du Mfoundi.

M. Maurice Kamto ne sera donc pas député pour le compte de la neuvième législature qui a été inaugurée hier, 29 octobre 2013, par la session de pleins droits. Après sa défaite, le président du Mrc laisse entendre que le double scrutin du 30 septembre dernier a été émaillé d'irrégularités diverses. A l'en croire, ces multiples anomalies ont fait obstruction à la volonté du peuple dans certains cas. Il qualifie même le double scrutin du 30 septembre 2013 de «barbarie électorale». Mais, ces imperfections qu'il décrie, ne devraient pas constituer un frein à la détermination du peuple. «On peut peut-être ralentir notre élan; on dressera sans doute des barrières pour essayer de nous endiguer. Mais on ne peut arrêter le vent; nul ne peut arrêter la marche en avant d'un peuple déterminé à aller vers son destin de gloire. Il y aura un avant et un après 30 septembre 2013. C'est toi, peuple africain, qui en a décidé ainsi. Jamais plus rien ne sera comme avant dans l'univers politique de notre pays». Déclaration de M. Maurice Kamto mardi 22 octobre 2013 lors d'une conférence de presse à Yaoundé.

Il ne compte pas reculer et confie donc son avenir politique à la volonté populaire. En attendant les prochaines échéances, il faut tout de même relever que si la liste de M. Maurice Kamto avait remporté des sièges dans le Mfoundi, cela aurait été une grande première dans l'histoire politique camerounaise; les représentants de ce département à l'Assemblée nationale ayant toujours revêtu les couleurs du parti au pouvoir depuis la réinstauration du multipartisme au Cameroun.


M. JEAN-JACQUES EKINDI: LE «CHASSEUR DU LION» PERD SON BAIL PARLEMENTAIRE

Ceux qui s'étaient habitué à sa verve contradictoire et à son éloquence auront certainement une pince nostalgique lors des prochains débats l'Assemblée nationale, surtout pendant les soporifiques séances orales des députés aux membres du gouvernement. C'est que le président national du Mouvement progressiste (Mp) n'a pas réussi à renouveler son bail parlementaire. Celui qui a été élu député à l'Assemblée nationale en 2007 ne fait pas parti des effectifs parlementaires de la législature en cours. Il a été recalé dans la circonscription où il avait été précédemment élu. Des sources indiquaient qu'en 2007 M. Jean-Jacques Ekindi avait été élu grâce à une collusion stratégique avec l'Union démocratique du Cameroun (Udc) de M. Adamou Ndam Njoya.

Mais entre-temps, les lignes ont bougé, et le gaz avait pris de l'eau: les deux partenaires politiques n'avaient plus la même vision. Certains cadres de l'Udc estimaient que M. Jean-Jacques Ekindi a eu une loyauté tiède envers son allié d'alors. Conséquence: l'Udc avait juré ne plus accorder son soutien au Mp en 2013. M. Ekindi devait s'investir sans le concours de son partenaire opportuniste de 2007. Comme on pouvait donc le prédire, celui qui s'est baptisé «le chasseur du lion» en 1992 ne siégera pas l'Assemblée nationale pendant les cinq prochaines années. Il devra attendre les prochaines échéances. De même qu'il devra prendre l'habitude de suivre les sessions ordinaires et extraordinaires en spectateur atone, et non plus comme acteur.


M. ISSA TCHIROMA BAKARY: IL RATE LE COME BACK PARLEMENTAIRE

Le président national du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) fait partie de ces membres du gouvernement qui ont manifesté l'envie de briguer un poste électif en 2013. L'envie de M. Issa Tchiroma Bakary était de refaire son entrée à l'Assemblée nationale. Comme les postes électifs se conquièrent sur l'arène, l'actuel Ministre de la Communication était candidat aux législatives dans la circonscription de la Bénoué-Ouest. Il était également tête de liste de son parti aux municipales. Avant le 30 septembre 2013, le président national du Fsnc affichait un optimisme et une sérénité qui laissaient croire qu'il était susceptible d'être l'heureux élu dans le chef-lieu du département de la Bénoué, région du Nord.

Mais avant de voir ses rêves franchir le cap de l'effectivité, il lui fallait battre campagne, convaincre les potentiels électeurs à choisir les listes du parti dont il assure la présidence.

Ceci au détriment des listes concurrentes: le Rdpc et l'Undp, les deux partis politiques qui convoitent l'hégémonie politique dans la région, non sans se livrer à des duels à fleurets mouchetés, malgré leur alliance. M. Issa Tchiroma faisait face à ses anciens camarades politiques, puisqu'il est membre fondateur de l’Undp, un parti politique qui lui a donné l'opportunité de faire ses classes dans l'opposition au Cameroun après l'ouverture démocratique. Autre parti en compétition: le Rdpc de M. Paul Biya que M. Tchiroma soutient ardemment. Le président du Fsnc devait donc rivaliser d'adresse avec les militants du parti dont il est l'allié au gouvernement. Lui qui couvre si éloquemment le Président de la République et président national du Rdpc d'éloges, se devait de trouver des perches de démarcation pour affronter son allié. Le Ministre de la Communication a souvent affirmé qu'en période électorale, le Rdpc est l'adversaire du Fsnc. Allait-il réussir détrôner ses concurrents sur le terrain? Seuls les électeurs, dans le secret de l'isoloir, détenaient la réponse. Et le verdict était love dans l'urne. La préférence des votants ne s'est pas portée majoritairement sur M. Issa Tchiroma. Il n'a pas été élu député de la Bénoué-Ouest. Fair play, il s'est félicité du déroulement du processus électoral, sans trop sombrer dans les jérémiades qui caractérisent souvent les perdants en politique. Celui qui fut élu député pour le Compte de l'Undp en mars 1992 devra encore patienter pendant cinq ans, s'il a toujours l'ambition d'occuper à nouveau une fonction élective au Cameroun.


M. JOACHIM TABI OWONO: NI PRÉSIDENT, NI DÉPUTÉ

Il fait partie de la catégorie d'hommes politiques qui affectionnent les buzz-média. Ceux qui posent des actes, quand bien même ceux-ci tranchent avec la vraisemblance. Juste pour faire parler d'eux. Illustration: en 2004, avant l'élection présidentielle, M. Joachim Tabi Owono affirmait mordicus que l'Action pour la méritocratie et l'égalité des chances (Amec) prendra part au scrutin en vue de l'élection du Président de la République. Normal, l'une des missions d'un parti politique est la conquête du pouvoir. Sauf que cette formation politique avait pris l'initiative d'investir un candidat qui n'était pas militant de l'Amec. Sans son consentement. Son nom: M. Paul Biya, Président national du Rdpc. Et lorsque le parti au pouvoir, en application de ses dispositions qui font du président national le candidat naturel aux élections présidentielles, investit M. Biya, M. tabi Owono sort du bois. Il crie au scandale, arguant qu'il a, le premier, investi M. Biya. Certains cadres du Rpdc se sont abondamment moqués de l'auteur de cette lubie politique. Le contentieux à, la Cour suprême siégeant comme Conseil constitutionnel n'aura pas d'issue favorable pour M. Tabi Owono.

Il n'a pas remis ce scénario en 2011. Sa prestation électorale aux différentes élections présidentielles n'a jamais eu de quoi pavoiser. Peut-être qu'en quêtant la magistrature suprême, il visait trop gros. Il lui fallait donc soumettre ses ambitions à une drastique sure d'amincissement. De l'échelon national, l'on peut aussi bien se confiner à l'étroitesse d'une circonscription départementale. Lors des dernières élections municipales et législatives, le président de l'Amec a voulu devenir député dans le Nyong et So'o, région du Centre. Sa liste challengeait celle du Rdpc qui y a une solide implantation. Ses 10% de voix ne pouvaient donc pas évincer la suprématie du parti au pouvoir. M. Joachim tabi Owono devra donc ranger ses ambitions dans son placard pendant les cinq prochaines années. Le temps pour le Cameroun d'organiser de nouvelles élections. 

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